2013, Année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau

L'Année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau est l'occasion de rappeler à tous les Etats que pour concrétiser le droit humain à l'eau et à l'assainissement de tout citoyen, ils doivent collaborer.

Riccardo Petrella, IERPE, Belgium
Published: 6 years, 9 months ago (01/07/2013)
Updated: 10 months ago (12/21/2018)

Dans la résolution 65/154 du 11 février 2011Résolution de l'Assemblée générale de l'ONU, A/RES/65/154, « Année internationale de la coopération dans le domaine de l’eau (2013) », 11 févr. 2011,http://daccess-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/N10/521/79/PDF/N1052179.pdf?OpenElement, consulté le 3-01-2013., l'Assemblée générale des Nations Unies proclama 2013 comme l'Année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau. A cette occasion, elle déclara que « l’eau est essentielle pour le développement durable, l’intégrité de l’environnement et l’élimination de la pauvreté et de la faim, est indispensable à la santé et au bien-être des hommes et revêt une importance cruciale pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement ».

Aujourd'hui, nous y sommes !

Du 8 au 10 janvier 2013, à Saragosse, en Espagne, la Conférence annuelle sur l'eau des Nations Unies 'Preparing for the 2013 International Year. Water Cooperation: Making it Happen !'  se concentrera sur les meilleurs moyens pour réaliser la coopération dans le domaine de l'eau.

Le 11 février 2013 sera organisé à l'UNESCO, à Paris une réunion de lancement de l'année ; cette dernière institution a en effet été désignée par l'ONU-eau comme coordinateur de l'année.

Ainsi, en 2013, différentes actions de mobilisation et de sensibilisation de la population mondiale aux défis en matière de coopération dans le domaine eau à l'aube du 21ème siècle seront mises en place.

Cette année est l'occasion de rappeler aux autorités publiques l'importance de la coopération à tous niveaux pour concrétiser les droits de l'homme, et plus particulièrement le droit à l'eau et à l'assainissement.

Pour atteindre les objectifs que les Etats se sont assignés à maintes reprises en matière d'accès à l'eau potable et à l'assainissement – Agenda 21, Objectifs du Millénaire pour le Développement, Plan d'action du Sommet de Johannesburg etc. –, la collaboration et l'entraide doivent être promues.

Dommage que les responsables de l’ONU ne fournissent aucune piste « obligatoire » à suivre pour faire en sorte que la « coopération » ne reste un mot faible sur le plan des changements réels à réaliser afin que la concrétisation du droit à l’eau pour tous avance effectivement. La Banque Mondiale, le FMI, l’OMC, l’ONU sont très généreux et précis en recommandations « imposées » en matière, par exemple, de développement économique, de marché des émissions des gaz à effet serre, de fonctionnement des marchés financiers des matières premières. Ils sont très modestes voire silencieux lorsqu’il s’agit de demander aux Etats et aux grands pouvoirs économiques et financiers privés d’adopter les mesures seules capables de favoriser les changements structurels nécessaires. C’est une évidence : le droit à l’eau pour tous comporte des mutations radicales dans le système économique, politique et social. 

Sources :

http://www.un.org/waterforlifedecade/water_cooperation_2013/index.shtml, consulté le 3-01-2013.